Peut-on se passer des énergies classiques ?

De nos jours, les débats s’orientent vers les questions énergétiques et la protection de l’environnement. En effet, les sources d’énergie du futur prennent une nouvelle direction, axées davantage vers les énergies renouvelables ou vertes. Tout le monde s’accordera à dire que l’avenir de la terre est préoccupant. Mais, d’autres questions sont à soulever à ce sujet. Est-ce possible de se passer des énergies classiques utilisées jusque-là ?

Energies vertes : transition à petits pas

Malgré le développement de la technologie et les débats entretenus par les politiques et les écologistes, l’utilisation massive des énergies classiques n’est pas prête à disparaître. À ce propos, de récentes statistiques publiées en 2016 sont éloquentes. Dans le monde, la consommation des énergies renouvelables s’estime à uniquement 18,2 %. C’est dire tous les efforts qui restent à faire pour substituer les énergies renouvelables aux énergies classiques. En 2011, l’ONU a proposé d’atteindre une production de 30% des énergies renouvelables d’ici 2030.

Besoins en énergie fossile en hausse

Les politiques énergétiques dans le monde diffèrent selon les intérêts des pays en question. Certains, comme la France, veulent abandonner l’exploration pétrolière et gazière. D’autres, comme les Etats-Unis et la Chine s’y opposent. Dans ces pays et dans beaucoup d’autres, la consommation continue à augmenter. Quand certains évoquent le « développement durable », d’autres préfèrent l’utilisation à outrance des énergies classiques en raison de coûts d’exploitation assez bas. D’autres facteurs entrent en jeu dans une dualité qui oppose deux mondes. Quelle serait donc l’issu quand les puissances mondiales se disputent l’avenir de toute l’humanité ?

Les riches et les pauvres

Alors que beaucoup de pays de l’hémisphère Nord, la préoccupation essentielle est de penser à vivre dans un monde protégé, une bonne partie des pays de notre planète lutte pour survivre. Pour ces raisons, les objectifs assignés au développement ne sont pas forcément partagés. Ces pays sont alors dans la contrainte de recourir aux sources d’énergie les moins chères sans tenir compte des atteintes à l’environnement et les désagréments qui en découlent sur l’espèce humaine, la faune et la flore. Dans des pays à potentiel économique émergeant, tels que la Chine et l’Inde, le charbon est à un prix bas et les réserves sont abondantes. Selon des experts, dans ces pays asiatiques, la consommation de charbon ne diminue pas. Bien au contraire, pour soutenir leur croissance, elle est en nette progression. Pour ce qui concerne le pétrole et le gaz, l’augmentation de la consommation est inéluctable. En l’état actuel des choses, bâtir des alternatives relève de l’impossible. Ainsi, l’énergie fossile pourra rester importante dans les années à venir.